Histoire de Famille - Chapitre 1: L'anniversaire



Les rues de BeyCity étaient constamment animées. Les enfants courraient, jouaient et chahutaient. Leurs rires s'élevaient par moment dans la rue. Les adultes pressaient le pas pour se rendre au travail ou pour rentrer chez eux. La plupart d'entre eux avaient un téléphone à l'oreille on des écouteurs et semblaient perdus dans une longue et passionnante discussion. Les multiples bavardages se mêlaient et s'entremêlaient dans l'air dans un brouhaha cacophonique.  Le trafic était dense : les voitures se croisaient, ralentissaient et accéléraient dans un joyeux ballet. Quelques klaxons se joignaient parfois au grondement des moteurs et aux voix des passants.
Pourtant, dans tout ce bruit, des voix se faisaient plus souvent entendre que d'autres : c'étaient celles d'un groupe de jeunes adolescents. Et pas n'importe quel groupe ! Un groupe de bladers qui faisait à lui seul la fierté et la renommée de la ville dans tout le pays. Pour avoir sauvé le monde à plusieurs reprises, le plus connu d'entre eux était bien sûr Gingka. Il était aussi le plus bavard du groupe. Il ne cessait de s'exclamer avec enthousiasme pour tout ce qu'on lui disait ou ce qu'il voyait. Il se chamaillait aussi régulièrement avec Massamuné, l'un de ses amis qui ne lésinait pas non-plus sur ses cordes vocales. Les plus proches amis de Gingka (Madoka et Kenta) les suivaient en riant, habitué à des attitudes de la sorte de leur part. Tsubassa, le plus âgé du groupe, marchait un peu à l'écart à la droite de Madoka. Même s'il ne disait rien, il souriait de l'attitude de Massamuné et de Gingka si ordinaire dans leur quotidien. Un peu en retrait du groupe, on reconnaissait Kyoya suivit de près par Nile et Benkei. Eux, ils ne parlaient pas. Kyoya avait la mine sévère. Nile avait le regard fermé. Seul Benkei affichait une mine joyeuse. Autour du groupe, d'avant en arrière, lançant des commentaires à tout vent, Yu courrait avec enthousiasme.
 


Alors que les chamailleries de Gingka et de Massamuné s'intensifiaient, Kyoya grogna :
- Pfff... Mais qu'est-ce que je fiche ici avec cette bande d'abrutis... 
- Tu sais très bien pourquoi tu es là, le coupa Nile.
 
Kyoya lui jeta un rapide coup d'½il agacé mais Nile ne semblait pas s'en soucier. Il reprit d'ailleurs quelques secondes plus tard :
-Tu es venu parce qu'on a une revanche à prendre en combat en équipe contre Massamuné et Gingka. Ne me dis pas que tu as oublié !
- Bien sûr que non ! , répliqua Kyoya avec un air de défi, Mais on est obligé d'aller à cette fichue fête pour ça ?
-Mais Kyoya, mon pote c'est l'anniversaire de Kenta !, intervient Benkei.
- Je ne vois pas en quoi ça me concerne. , répliqua Kyoya.
Personne ne répondit rien car, malgré ce qu'il venait de dire, tout le monde savait que Kyoya irait quand même à cet anniversaire. Certes, il avait fallu que Benkei insiste at que Nile fasse pression sur lui avec cette histoire de revanche mais Kyoya avait fini par donner sa parole à Kenta sur sa présence. Et il tenait toujours ses promesses.
 
Un peu plus loin, Kenta les fit monter au 4ème étage d'un immeuble où il habitait avec ses parents qui n'étaient pas là pour l'instant.  A peine furent-ils entré que Kyoya réclama sa revanche sur Massamuné et Gingka avec Nile en se disant que plus vite il en aurait fini avec cette bataille, plus vite il pourrait partir de cette fête. Et puis, il avait bien envie de la prendre, cette revanche. Massamuné et Gingka partirent au quart de tour et sortirent leur lanceur. Mais Kenta savaient que s'ils commençaient à jouer au Beyblade, ils ne s'arrêteraient plus jusqu'au soir et son anniversaire passerait à la trappe. Alors il leur proposa de manger d'abord le gâteau. L'appétit de Gingka, Massamuné et Yu s'est immédiatement éveillé à la pensée du gâteau d'anniversaire. Kyoya dû donc se résigner à attendre la fin du goûter.
 
Ils s'assirent tous autour de la table de la salle à manger tandis que Kenta ramenait son propre gâteau de la cuisine. Les membres du groupe (sauf Kyoya) lui chantèrent les chants d'usage et il souffla ses bougies. Autour de la table, les conversations allaient bon train dans une drôle de cacophonie. Seul Kyoya n'y participait pas, comme à son habitude. Il gardait les bras croisé sur la poitrine et les yeux clos. Quelque fois, il relevait la tête vers l'objet de ses principales préoccupations : Gingka. Car, oui, si Kyoya avait mis plusieurs années à le comprendre et à l'admettre, il n'avait aujourd'hui plus aucun doute : il était amoureux de Gingka. Cependant, il n'était toujours pas prêt à le dire et encore moins à subir la réaction de Gingka sans parler de sa fierté de lion blessé ! Car comment pourrait-il rester crédible dans son image de lion solitaire s'il était en couple ? Non, vraiment et décidément non, il ne voulait pas que ça arrive. Et pourtant, il ne pouvait pas s'en empêcher ! Il ne pouvait pas s'empêcher de le trouver beau avec ses beaux yeux noisette et sa belle tignasse rousse. Il ne pouvait pas s'empêcher de le trouver adorable avec sa bonne humeur innocente qu'il lui enviait tellement. Il ne pouvait pas s'empêcher de sentir des frissons parcourir tout son corps au son de sa voix. Il ne pouvait pas empêcher son c½ur de faire un saut périlleux à chaque fois qu'il croisait son regard. C'était comme ça. Il s'en accommodait depuis déjà quelques temps et, même si ses symptômes ne semblaient pas aller en s'arrangeant, il comptait encore s'en accommoder longtemps. Bien sûr, il lui arrivait de faire des rêves fous et insensés, endormi ou éveillé, dans lesquels il lui prenait la main et où le regard que Gingka lui rendait voulait tout dire sans qu'il n'y eu besoin de prononcer un seul mot. Mais voilà, c'était des rêves ! Dans la vraie vie, ça ne marchait pas comme ça !


Il fut coupé dans ses réflexions mélancoliques par des bruit de pas et de claquement de porte suivit d'un « Kenta, mon c½ur, on est rentré ! » lancé depuis l'entrée.
-D'accord ! , répondit Kenta. Je suis dans la salle à manger maman !
 
Quand les parents de Kenta entrèrent dans la pièce, ils souhaitèrent un bon anniversaire à leur fils et tout le monde les salua poliment. Tout le monde ? Non : Gingka et Kyoya s'étaient figés sur leur siège ne pouvant croire à ce qu'ils voyaient. 
 
 

Tags : Histoire de famille - Kyoya Tategami ~ - Ginga Hagane - Beyblade Metal Fight

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